CANARIE et l’IPv6
CANARIE prend les devants en aidant ses utilisateurs à passer à la sixième version du protocole Internet (IPv6) et sensibilise les organisations à la nécessité d’adopter celui-ci. À dire vrai, CANARIE utilise l’IPv6 depuis 2000 et, en 2010, a lancé un programme de financement afin d’aider les organisations qui sont ses partenaires à développer leur propres capacités pour recourir à l’IPv6, partout au pays.
À présent, CANARIE et les douze réseaux optiques régionaux évolués du Canada utilisent tous l’IPv6.
Qu’est-ce que l’IPv6?
L’IPv6 est la version du protocole Internet (IP) appelée à succéder à l’IPv4, la version actuelle qui commande virtuellement tout le trafic sur l’Internet.
Les adresses attribuées par la quatrième version de ce protocole (IPv4), qui mettent les ordinateurs et d’autres dispositifs en contact sur l’internet, devraient s’épuiser d’ici la fin de 2012. Certaines régions n’ont déjà plus d’adresses IPv4 à leur disposition.
La situation ne va pas sans ressembler à celle observée avec les réseaux téléphoniques. Le manque de numéros de téléphone a contraint quelques grandes villes à introduire de nouveaux indicatifs régionaux. L’IPv6 résout le problème, qui ne cesse de grandir en partie à cause de la prolifération des dispositifs raccordés à l’Internet – téléphones cellulaires, automobiles, électroménagers, montres, voire réfrigérateurs. Chacun a besoin de sa propre adresse IP, qui est unique. L’IPv6 multiplie les capacités d’adressage – le nombre d’adresses est quatre milliards de fois plus élevé que celui de l’IPv4 – tout en rehaussant la sécurité du réseau.
Le milieu de la R-E a besoin de l’IPv6
Sans l’IPv6, les chercheurs canadiens qui participent à des projets internationaux de coopération scientifique ne pourront accéder aux données ni collaborer avec leurs homologues des autres pays qui ont adopté l’IPv6. Le cas est particulièrement flagrant avec les nations comme la Chine et la Corée du Sud, qui utilisent déjà l’IPv6. Le problème se fera encore plus criant l’an prochain, car le nombre de sites Web, de ressources en ligne et d’applications uniquement accessibles par l’IPv6 ne fera qu’augmenter.
Il s’ensuit que les institutions de recherche et les établissements d’enseignement du Canada doivent absolument passer à l’IPv6 pour continuer de concourir aux projets internationaux de recherche coopératifs.
Découvrez-en plus sur le site Web du lancement mondial de l’IPv6.
- Visionnez la carte de circulation IPv6 du réseau CANARIE en temps réel.
- Politique sur la répartition et l’attribution des adresses IPv6 (disponible en anglais seulement) et plan et projets d’affectation des adresses IPv6 de CANARIE.
Formation gratuite pour les techniciens
du milieu R-E canadien
Les techniciens des institutions raccordées au réseau CANARIE peuvent télécharger dix modules de formation sur le twiki de CANARIE.
Sujets
- Grands concepts de l’IPv6, principes pertinents à l’exploitation des réseaux régionaux
- Comment obtenir de l’espace pour les adresses et échafauder un plan d’adressage
- Configuration de l’IPv6 sur le réseau principal et les réseaux d’accès, activation et dépannage
- Configuration des services IPv6 comme les serveurs de noms de domaine (DNS), les serveurs de courriel, les serveurs Web et les serveurs connexes, mise en œuvre et résolution des problèmes
- Configuration de l’IPv6 pour l’appairage et le transit du trafic, activation et dépannage
- Principales considérations en matière de sécurité
- Résolution des problèmes liés à l’IPv6
- Lectures complémentaires (bibliographie)
C’est facile!
Pour accéder aux séances de formation, allez à twiki.canarie.ca/twiki/bin/view/TWiki/TWikiRegistration et remplissez le formulaire d’inscription en précisant « Formation IPv6 » dans la section « commentaires ». Le twikimestre de CANARIE vérifiera la demande avant d’autoriser l’accès au matériel.
Accueil
