CANARIE dévoile la prochaine phase d’un programme de développement de logiciels appuyant la recherche de pointe au Canada

Une approche révolutionnaire qui aidera les chercheursà accéder aux vastes jeux de données, aux outils de recherche et à leurs homologues afin d’accélérer la découverte.

CANARIE, qui exploite le réseau évolué de recherche et d’innovation au Canada, a annoncé aujourd’hui que la prochaine ronde de financement de son programme de Plateformes sur réseau (PSR) débutera par un appel de propositions en mai 2013, suivi d’un second en juillet. Le programme adoptera une approche unique, articulée sur l’application des logiciels élaborés et testés antérieurement, pour créer de nouvelles plateformes de recherche. Pareille approche concourra à un développement plus rapide des logiciels de recherche, ce qui, par ricochet, pourrait accélérer les découvertes scientifiques.

L’appel officiel sera lancé plus tard durant le mois. Les chercheurs des secteurs privé et public ainsi que les développeurs de logiciels intéressés sont invités à s’inscrire à la liste de diffusion de CANARIE pour être sûrs de recevoir l’avis.

ACTUALITÉ

La recherche faisant un usage de plus en plus abondant des données et misant davantage sur la collaboration, les logiciels qui facilitent la consultation de ces données, leur modélisation et leur visualisation de même que la collaboration, en général, revêtent une importance cruciale. Malheureusement, aucune entité ne gère le développement des logiciels de recherche, si bien qu’il en résulte une approche fragmentée à l’élaboration de ces outils, pourtant indispensables.

Le programme de Plateformes sur réseau de CANARIE, qui a connu une première mouture lors du mandat précédent de l’organisme, a permis de financer vingt projets et le développement d’outils logiciels au moyen desquels des scientifiques d’une multitude de domaines peuvent désormais consulter, manipuler, explorer en profondeur et partager des données en temps réel sur le réseau ultrarapide de CANARIE. Depuis quelques mois, des développeurs s’affairent à extraire de ces plateformes des services, c’est-à-dire des parties de code effectuant des tâches précises, compatibles avec de nombreuses autres plateformes de recherche, dans le cadre du programme d’Interfaces pour plateformes de recherche (IPR) de CANARIE.

Le concept novateur de l’IPR est qu’au lieu de partir de rien pour rédiger un logiciel de recherche, le développeur disposera d’une banque de services de plus en plus vaste à laquelle il pourra puiser pour élaborer sa plateforme. À l’instar des millions de personnes qui ont créé leur blogue personnel sur le Web en l’espace de quelques minutes, puis l’ont personnalisé en ajoutant des gadgets ou « widgets » au modèle de base, les développeurs recourront aux services de l’IPR pour créer leur plateforme plus rapidement.

Une vingtaine de services ont été élaborés grâce à l’IPR, des services permettant, notamment :

  • le stockage et la récupération des données;
  • la visualisation des données;
  • la gestion des ressources ou d’un nuage;
  • la gestion des capteurs et l’acquisition de données;
  • la gestion et l’authentification des utilisateurs;
  • l’ordonnancement des activités et des services.

Bon nombre des plateformes et des services existants dépendent des capacités de calcul à haute performance de Compute/Calcul Canada, pièce capitale de l’infrastructure numérique sur laquelle s’appuie la recherche de pointe au Canada.

La prochaine ronde du PSR, qui débutera en mai, permettra une encore plus grande rationalisation du processus de développement, car les services seront élaborés en même temps que les plateformes et non par la suite, comme avant.

Il s’agira en outre d’un processus itératif. En d’autres termes, chaque ronde du PSR engendrera plus d’interfaces pour plateformes de recherche, qu’on pourra ensuite utiliser et perfectionner. Le programme PSR inclut un volet « maintenance », de sorte que les services de l’IPR bénéficieront d’un soutien à plus long terme.

Les chercheurs et les développeurs de logiciels devraient s’inscrire à la liste de diffusion de CANARIE
et communiquer avec Hervé Guy en écrivant à herve.guy@canarie.ca ou en composant le 613-944-
5606 s’ils ont des questions.

CITATIONS

« On ne développera absolument plus les logiciels de recherche de la même manière », a affirmé Jim Roche, président et chef de direction de CANARIE. « Au lieu de travailler en isolement et de commencer à zéro, les développeurs profiteront de l’excellent travail déjà réalisé jusqu’ici. Ensuite, les chercheurs constateront que moins de temps s’écoule entre le moment où ils obtiennent des fonds pour leurs travaux et celui où les résultats de leurs recherches prennent vraiment forme. »

« Le développement de logiciels joue un grand rôle dans le cheminement du chercheur », souligne Masaki Hayashi, titulaire de la chaire de recherche du Canada en hydrologie physique à l’Université de Calgary. « Mes travaux ont bénéficié des données et des outils rassemblés dans GeoCENS, une plateforme du Programme de plateformes sur réseau, et cette façon de financer le développement des logiciels de recherche permettra à un plus grand nombre de chercheurs d’atteindre leur but beaucoup
plus vite. »

CONTEXTE

Lors du mandat antérieur de CANARIE, vingt passionnants projets de recherche en technologies de l’information se sont partagé près de 28 millions de dollars dans le cadre du Programme de plateformes sur réseau. Du fond de l’océan à l’exploration des coins reculés de l’univers, ces plateformes ont permis à des chercheurs d’accéder aisément à de précieuses ressources nationales et mondiales, puis à les exploiter pour se rapprocher de leurs objectifs et rehausser la contribution du Canada au savoir de l’humanité et à l’avancement de la science.

  • Réseau actif d’information sur les expérience synchrotrons (ANISE)
  • Réseau canadien de pointe en astronomie (CANFAR)
  • Ressources canadiennes en bioinformatique sous forme de services sémantiques (CBRASS)
  • Réseau canadien de recherche en imagerie cérébrale (CBRAIN)
  • Portail canadien en sciences spatiales (CSSDP)
  • Programme de modélisation et d’assimilation de données météo spatiales axées sur les nuages (CESWP)
  • CyberSKA Canada
  • Data from the Deep, Judgments from the Crowds (À l’écoute des océans)
  • Plateforme sur réseau en gestion de cataclysmes (DR-NEP)
  • GeoChronos

RESSOURCES TÉLÉCHARGEABLES

  • Cyberinfrastructure géospatiale dédiée à la détection environnementale (GeoCENS)
  • Réseau mondial de recherche en imagerie cérébrale (GBRAIN)
  • Organisation virtuelle de services de santé (HSVO)
  • Projet de conservation des données patrimoniales en physique des hautes énergies
  • Oceans 2.0 : plateforme facilitant la création et le soutien d’organisations virtuelles en sciences océaniques
  • Plateforme des systèmes de transport intelligents (ONE-ITS)
  • Open Orchestra
  • Plateforme de gestion des connaissances océaniques (POKM)
  • Science Studio
  • Calculs scientifiques répartis orientés services (SOSGC)

Fiches documentaires des anciens projets du Programme de plateformes sur réseau, incluant un lien vers leur site Web.

Saisies d’écran de deux projets du précédent Programme de plateformes sur réseau

Renseignements

Wynn Anne Sibbald
Gestionnaire des communications
CANARIE
(613) 943-5432
WynnAnne.Sibbald@canarie.ca

À propos de CANARIE

CANARIE inc. conçoit et déploie l’infrastructure numérique des milieux canadiens de la recherche et de l’éducation, et en pilote l’adoption. Grâce à CANARIE, le Canada demeure à la fine pointe de la recherche et de l’innovation dans le numérique, ce qui garantit la vigueur de son économie numérique.

CANARIE a ses racines dans les réseaux de pointe et l’organisme continue de voir à l’évolution du réseau national ultrarapide qui autorise les travaux de recherche très pointus faisant un usage massif des données ainsi que les méga projets en science poursuivis au Canada et ailleurs dans le monde.

Un million de chercheurs et d’étudiants dans plus de 1 100 institutions canadiennes incluant des universités, des collèges, des instituts de recherche, des hôpitaux et des laboratoires gouvernementaux ont accès au réseau CANARIE.

CANARIE veille aussi au développement de logiciels de recherche avec lesquels les scientifiques accèdent plus vite et plus facilement aux données expérimentales, à leurs instruments et à leurs homologues. Enfin, CANARIE dispense des services d’infonuagique aux chefs des entreprises de haute technologie du Canada pour les aider à raccourcir le développement de leurs produits et ainsi devancer leurs concurrents sur le marché.

CANARIE et ses douze réseaux provinciaux et territoriaux partenaires forment l’alliance des réseaux évolués du Canada. Grâce à cette puissante infrastructure numérique, les chercheurs et les innovateurs du pays disposent d’une connexion provinciale, nationale et mondiale leur donnant accès aux données, aux outils, aux collègues et aux salles de classe qui forgent l’économie numérique et en assurent la prospérité.

Fondé en 1993, CANARIE est une société sans but lucratif dont les programmes et les activités bénéficient d’une importante aide financière du gouvernement du Canada.