CANARIE dévoile les résultats des consultations avec ses intervenants

CANARIE, un des piliers de l’infrastructure numérique qui sous-tend la recherche, l’éducation et l’innovation au Canada, a rendu public aujourd’hui un condensé des commentaires récoltés lors des consultations qu’il a tenues avec ses intervenants. L’exercice devait faciliter la collecte d’informations qui aideront l’organisme à étayer le plan qu’il compte élaborer en vue de la reconduction de son mandat. Lors des consultations, les intervenants ont été priés de formuler des commentaires sur les progrès accomplis par CANARIE dans la réalisation de ses objectifs actuels, et de donner leur avis sur les orientations que l’organisme devrait prendre dans l’avenir.

À ces constatations s’ajoutent les suggestions résumées dans le rapport du Forum des utilisateurs de 2013 de CANARIE et dans celui sur le Forum de 2014, rédigé par le Conseil du leadership sur l’infrastructure numérique. Combinés, ces documents rassemblent les commentaires de près de 350 membres des milieux canadiens de la recherche, de l’éducation et de l’innovation.

CANARIE utilisera ces documents pour élaborer les éléments à la base du renouvellement de son mandat en 2015. CANARIE tiendra également compte de l’impact des tendances économiques, technologiques et scientifiques, ainsi que de leur influence sur l’écosystème canadien de l’innovation. Ces tendances indiquent que des occasions uniques, mais limitées dans le temps, sont à la portée de CANARIE et permettraient à ce dernier de renforcer de façon déterminante la capacité d’innover au Canada tout en favorisant l’avènement d’une économie du savoir florissante et durable. Parmi ces tendances, mentionnons les suivantes :

  • La « méga science » prend encore plus d’ampleur : Les projets et les instruments nationaux et internationaux de recherche comme le projet ATLAS à TRIUMF, Ocean Networks Canada, le Centre canadien de rayonnement synchrotron (CCRS), le Réseau d’un kilomètre carré (SKA) et le réacteur expérimental thermonucléaire international (ITER) engendrent des données à une cadence sans précédent. Une fois le SKA opérationnel, par exemple, deux millions d’années ne suffiront pas pour examiner sur un iPod les données que l’observatoire générera en un jour. Du côté de la génomique, on assiste à une explosion des données sur les génomes de l’être humain, des animaux et des plantes, ce qui pose des difficultés pour les fournisseurs d’infrastructure du monde entier. Depuis 2006-2007, le trafic sur le réseau CANARIE augmente annuellement de moitié, une tendance qui devrait se poursuivre et pourrait même s’accélérer.
  • Intensification des investissements en recherche au Canada : Le dernier budget fédéral annonçait l’injection de
    1,5 milliard de dollars dans le nouveau fonds d’excellence en recherche « Apogée Canada » et de 222 millions en cinq ans dans TRIUMF. S’y ajoutent les sommes continuellement consenties au Conseil national de recherches et aux conseils subventionnaires, signe d’un profond engagement dans la recherche de pointe, ce qui nécessitera une infrastructure numérique, des services et des logiciels d’une solidité à toute épreuve.
  • Technologies de rupture : Certaines grandes tendances mondiales dans ce domaine s’appuient sur les technologies de l’information et des communications (TIC), et ont plus précisément l’infonuagique comme fondement. Parmi les secteurs émergents articulés sur les dispositifs mobiles, les médias sociaux, les « méga données » et l’« Internet des choses » reposent tous sur les TIC, et ont profité d’une croissance phénoménale, tant dans leur adoption que dans leur exploitation. Avec la nanotechnologie, la génomique, l’automatisation du travail intellectuel et la robotique, ces secteurs auront un impact incroyablement transformateur sur les structures économiques existantes.
  • Mobilisation du savoir : De nombreuses politiques voient actuellement le jour pour qu’il y ait transfert du savoir « du laboratoire au marché ». Ainsi, un des principaux objectifs de la récente refonte de la stratégie fédérale en science, en technologie et en innovation (STI) a pour but d’améliorer la performance du Canada pour ce qui est de mettre les résultats des recherches publiques au service de l’économie et de son essor au pays.
  • Nécessité de rehausser la productivité pour que le Canada soit plus compétitif sur le marché mondial : Le Canada a toujours été perçu comme un pionnier dans le domaine des TIC, et à juste titre, si on considère le succès antérieur d’entreprises telles Nortel et Research in Motion. Néanmoins, le secteur canadien des TIC a essuyé des revers récemment, face à une concurrence plus féroce sur le globe, si bien qu’il tire désormais de l’arrière. Les accords commerciaux que le Canada a conclus depuis peu avec l’Europe et la Corée du Sud, de même que les négociations qui se poursuivent au niveau du Partenariat transpacifique, signifient que le secteur canadien des TIC aura accès à d’importants marchés déjà établis ou en formation. Pour être à la hauteur de la concurrence sur ces marchés, les entreprises TIC devront devenir plus compétitives en accroissant leur productivité par l’innovation et en adoptant des technologies de pointe.
  • Ascension de la recherche interdisciplinaire : La recherche interdisciplinaire a pris énormément d’ampleur. Les nouveaux domaines d’étude comme la nanotechnologie, la bio-informatique et le développement durable exigent la collaboration de spécialistes dans diverses disciplines. D’autre part, l’envergure des enjeux planétaires (parmi lesquels figurent le changement climatique, les risques de pandémie et l’aménagement des ressources mondiales) nécessitent la coopération des milliers de chercheurs que l’on compte dans le monde, et ceux-ci devront avoir accès à des ressources disséminées un peu partout sur le globe.

CANARIE accueillera avec plaisir tout autre point de vue qui lui sera présenté lors de l’élaboration des éléments qui conduiront au renouvellement de son mandat au cours des mois qui viennent. Veuillez envoyer vos commentaires éventuels directement à CANARIE à feedback@canarie.ca.

Renseignements

Ela Ienzi
Gestionnaire des communications
CANARIE Inc. (613) 943-5432
ela.ienzi@canarie.ca

À propos de CANARIE

CANARIE Inc. conçoit et déploie l’infrastructure numérique des milieux canadiens de la recherche et de l’éducation, et en pilote l’adoption. Grâce à CANARIE, le Canada demeure à la fine pointe de la recherche et de l’innovation dans le numérique, ce qui garantit la vigueur de son économie numérique.

CANARIE plonge ses racines dans les réseaux de pointe et l’organisme continue de voir à l’évolution du r éseau national ultrarapide qui autorise les travaux de recherche très pointus faisant un usage massif des données ainsi que les méga projets en science poursuivis au Canada et ailleurs dans le monde. Un million de chercheurs, de scientifiques et d’étudiants dans plus de 1 100 institutions canadiennes incluant des universités, des collèges, des instituts de recherche, des hôpitaux et des laboratoires gouvernementaux ont accès au réseau CANARIE.

CANARIE veille aussi au développement de logiciels de recherche avec lesquels les scientifiques accèdent plus vite et plus facilement aux données expérimentales, à leurs instruments et à leurs homologues. Enfin, CANARIE dispense des services d’infonuagique aux chefs des entreprises de haute technologie du Canada pour les aider à raccourcir le développement de leurs produits et ainsi devancer leurs concurrents sur le marché.

Ensemble, CANARIE et ses douze réseaux provinciaux et territoriaux partenaires forment le réseau national de recherche et d’éducation (RNRE) du Canada. Grâce à cette puissante infrastructure numérique, les chercheurs et les innovateurs canadiens disposent d’une connexion provinciale, nationale et mondiale leur donnant accès aux données, aux outils, aux collègues et aux salles de classe du monde entier qui alimentent l’innovation dans l’économie numérique contemporaine.

Fondé en 1993, CANARIE est une société sans but lucratif dont les programmes et les activités bénéficient d’une importante
aide financière du gouvernement du Canada.