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CANARIE investit dans neuf projets novateurs de logiciel qui mèneront les chercheurs canadiens vers des découvertes scientifiques rapides

Posted
on 10 February, 2014

Le Programme des logiciels de recherche finance le développement d’outils logiciels et de services avec lesquels les chercheurs pourront exploiter la puissance de l’infrastructure numérique canadienne


CANARIE, un pilier de l’infrastructure numérique qui sous-tend les milieux canadiens de la recherche, de l’éducation et de l’innovation, a annoncé aujourd’hui un investissement supplémentaire de quatre millions de dollars pour support le développement de neuf projets de logiciel choisis parmi ceux soumis consécutivement à la demande de propositions lancée par l’organisme en juin 2013, dans le cadre de son Programme des logiciels de recherche. Grâce aux instruments qui émergeront de ces projets, les chercheurs pourront consulter, traiter, manipuler, visualiser et partager des masses colossales de données et ainsi accélérer le passage de ces dernières de la simple collecte à la découverte puis à des percées qui, en bout de ligne, rehausseront la vie des Canadiens.

CANARIE a changé le paradigme du développement des logiciels de recherche en soutenant des projets de deux sortes. En premier lieu, de nouvelles plateformes de recherche ou Plateformes sur réseau (PSR) qui remplissent des fonctions précises au niveau des recherches poursuivies dans un domaine particulier. Ensuite, des services informatiques ou Interfaces pour plateformes de recherche (IPR), créés par d’autres chercheurs lors des rondes de financement antérieures de CANARIE, et qu’exploitent les PSR. Ceux qui mettent au point de nouvelles PSR peuvent y intégrer les IPR existantes ou en ajouter de nouvelles au répertoire actuel, ce qui accroîtra de façon appréciable l’efficacité du processus et engendrera d’importantes économies dans un vigoureux cycle de développement et de réutilisation des logiciels. La voute d’IPR de CANARIE est mis à la disposition gratuitement à l’ensemble de la communauté de recherche via l’hyperlien https://science.canarie.ca.

La ronde de financement actuelle s’ajoute à un investissement de vingt sept millions de dollars effectué entre 2007 et 2012 lors du mandat précédant de CANARIE, où vingt nouvelles plates-formes de logiciels de recherche furent créées. Pour illustrer l’efficacité puissante de ce modèle basé sur la collaboration, les nouveaux projets retenus réutiliseront 12 IPR du répertoire actuel provenant de la ronde précédente d’investissement et enrichiront celui-ci de 21 nouvelles IPR. CANARIE est heureux de dévoiler les nouveaux projets qu’il finance, dans des disciplines allant de l’astrophysique à la génétique, en passant par la gestion des cataclysmes.

  • Traitement massif de données assisté par l’Infonuagique en PHE, projet piloté par M. Randall Sobie (Ph. D.), département de physique et d’astronomie, Université de Victoria – Cette plateforme logicielle élargira les fonctionnalités de l’infonuagique pour faciliter la tâche des installations réparties ici et là dans le monde qui concourent aux expériences en physique des hautes énergies (PHE) réalisées dans le cadre du projet ATLAS, au Grand collisionneur de hadrons du CERN.
  • Réseau d’avertissement scientifique assisté par la toile (RASAT), projet piloté par M. Benoît Pirenne, d’Ocean Networks Canada – Cette plateforme logicielle mise sur la détection ultra rapide des données saisies par des capteurs terrestres et sous-marins pour diffuser des informations cruciales sur les menaces de cataclysme tels les séismes et les tsunamis.
  • Plateforme mondiale de diffusion des données scientifiques du SKA, projet piloté par le professeur Russ Taylor, département de physique et d’astronomie, Université de Calgary – Cette plateforme logicielle multiplie les fonctionnalités de la plateforme de collaboration mondiale autorisant la diffusion et la consultation des données en astronomie issues du Réseau d’un kilomètre carré (SKA).
  • M+M : Plateforme Mouvement + Matière, projet piloté par Mme Thecla Schiphorst (Ph. D.), School of Interactive Arts and Technology, Université Simon Fraser – Cette plateforme logicielle avant-gardiste traduit et reproduit les mouvements du corps humain en vue de leur utilisation dans des applications liées au spectacle, aux jeux électroniques et à la qualité de vie.
  • Logiciel en tant que service pour l’analyse des méga données, projet piloté par M. Chris Pritchet (Ph.
    D.), département de physique et d’astronomie, Université de Victoria – Cette plateforme logicielle, qui nécessitera la collaboration de 14 institutions et de sept pays, servira à explorer l’univers et à simuler la naissance des étoiles. Une seconde plateforme autorisera un traitement évolué des images émanant du Très grand réseau (VLA) de radiotélescopes aménagé au Nouveau-Mexique.
  • Activités scientifiques et éducatives en mécatronique expérimentale (ASEME), projet piloté par
    M. Michael Bauer (Ph. D.), département d’informatique, Université Western Ontario – Cette plateforme logicielle permettra à une multitude de chercheurs de suivre, de contrôler et de recueillir les données venant d’expériences éloignées, notamment en accédant à distance à des dispositifs robotisés.
  • Plateforme d’analyse en génétique et en génomique (GenAP), projet piloté par M. Guillaume Bourque (Ph. D.), département de génétique humaine, Université McGill – Cette nouvelle plateforme logicielle permettra la diffusion et l’analyse des données en génétique et en génomique dans le milieu des sciences de la vie et comprend un portail Web qui facilitera la consultation, la visualisation et l’analyse des données par le biais des centres de calcul de haute performance (CHP) disséminés au pays.
  • CBRAIN appliqué au calcul de haute performance (CCHP), projet piloté par M. Alan Evans (Ph. D.), Institut et hôpital neurologiques de Montréal, Université McGill – Ce service exploite la plateforme précédemment financée dans le cadre du Réseau canadien de recherche en imagerie cérébrale (CBRAIN), plateforme avec laquelle les chercheurs accèdent, via le Web, à de puissants superordinateurs partout au Canada et ailleurs dans le monde.
  • Service Web d’actualisation cartographique articulé sur les images de Landsat-8 pour le National Hydrographic Network, projet piloté par M. Langis Gagnon (Ph. D.), Centre de recherche informatique de Montréal (CRIM) – Ce nouveau service logiciel traitera les images satellitaires pour actualiser de façon semi-automatique le tracé des lacs et des grands cours d’eau à partir des images transmises par Landsat-8.

« Ces nouveaux outils comblent un vide criant dans les logiciels destinés à la recherche scientifique. Nous sommes fiers d’investir dans le développement de plateformes qui permettront la consultation et le traitement des données numériques émanant des projets de recherche d’avant-garde entrepris un peu partout au pays », a déclaré Mark Wolff, directeur de la technologie chez CANARIE. « Beaucoup de ces nouveaux services non

seulement font fructifier davantage les sommes que CANARIE a injectées dans ses efforts antérieurs pour financer le développement de logiciels de recherche, mais aussi concourent à créer de nouveaux logiciels de calibre mondial dont continuera à bénéficier le milieu international de la recherche. » Le Comité consultatif de la recherche de CANARIE, composé de chercheurs émérites dans diverses disciplines des quatre coins du Canada, a dispensé de précieux conseils à CANARIE et guidé l’organisme dans le choix des projets. Un autre communiqué dévoilera bientôt la liste des projets PSR retenus à l’issue de la deuxième demande de propositions qui s’est déroulée en septembre 2013.

Renseignements

Ela Ienzi
Gestionnaire des communications
CANARIE Inc. (613) 943-5432
ela.ienzi@canarie.ca

À propos de CANARIE

CANARIE Inc. conçoit et déploie l’infrastructure numérique des milieux canadiens de la recherche, de l’éducation et de l’innovation, et en pilote l’adoption. Grâce à CANARIE, le Canada demeure à la fine pointe de la recherche et de l’innovation dans le numérique, ce qui garantit la vigueur de son économie numérique.

CANARIE a ses racines dans les réseaux de pointe et l’organisme continue de voir à l’évolution du réseau national ultrarapide qui autorise les travaux de recherche très pointus faisant un usage massif des données ainsi que les méga projets en science poursuivis au Canada et ailleurs dans le monde. Un million de chercheurs, de scientifiques et d’étudiants dans plus de 1 100 institutions canadiennes incluant des universités, des collèges, des instituts de recherche, des hôpitaux et des laboratoires gouvernementaux ont accès au réseau CANARIE.

CANARIE veille aussi au développement de logiciels de recherche avec lesquels les scientifiques accèdent plus vite et plus facilement aux données expérimentales, à leurs instruments et à leurs homologues. Enfin, CANARIE dispense des services d’infonuagique aux chefs des entreprises de haute technologie du Canada pour les aider à raccourcir le développement de leurs produits et ainsi devancer leurs concurrents sur le marché.

Ensemble, CANARIE et ses douze réseaux provinciaux et territoriaux partenaires forment le réseau national de recherche et d’éducation (RNRE) du Canada. Grâce à cette puissante infrastructure numérique, les Canadiens disposent d’une connexion nationale et mondiale leur donnant accès aux données, aux outils, aux collègues et aux salles de classe du monde entier qui alimentent l’innovation dans l’économie numérique contemporaine.

Fondé en 1993, CANARIE est une société sans but lucratif dont les programmes et les activités bénéficient
d’une importante aide financière du gouvernement du Canada.