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DÉJÀ VU BIS? CANARIE ET BCNET CONCOURENT À BRISER UN AUTRE RECORD MONDIAL DE TRANSFERT DE DONNÉES

Posted
on 13 December, 2012

Des données expédiées au débit de 339 gigabits par seconde (Gbps) – l ’ équi val ent d’ un million de longs métrages téléchargés par jour


[Ottawa, ON | le 13 décembre 2012] CANARIE, l’exploitant du Réseau évolué de recherche et d’innovation du Canada, et BCNET ont annoncé aujourd’hui avoir participé à l’établissement d’un nouveau record de transfert de données sur leurs réseaux ultrarapides de recherche et de l’éducation.

MANCHETTE

À l’occasion du colloque SuperComputing, qui avait lieu à Salt Lake City, en Utah, du 12 au 16 novembre 2012, une équipe de physiciens des hautes énergies pilotée par le California Institute of Technology (Caltech), l’Université de Victoria et l’Université du Michigan a presque doublé le débit record de transmission de données de 186 Gpbs établi en novembre 2011, grâce à une puissante combinaison associant intelligence et technologie.

L’équipe a atteint le débit record de 339 Gbps entre Caltech, le centre de calcul de l’Université de Victoria, en Colombie-Britannique, l’Université du Michigan et le centre des congrès Salt Palace, en Utah. Ce débit correspond presque au double du record établi un an plus tôt et éclipse totalement le record du transfert bidirectionnel de 187 Gbps enregistré sur une liaison simple, entre Victoria et Salt Lake City.

Comme cela s’était produit lors du record précédent, CANARIE a procuré le réseau de fibres optiques ultrarapide qui a servi à établir la connexion entre le Canada et les États-Unis, tandis que BCNET s’est occupé de la connexion entre l’Université de Victoria, en Colombie-Britannique, et CANARIE.

Accroître la rapidité des réseaux transforme la manière dont les données sont stockées puis récupérées. En effet, il est inutile d’entreposer centralement de grandes masses de données sur les réseaux ultrarapides. Il suffit de récupérer les données du nuage ou d’autres utilisateurs. Les démonstrations comme celle effectuée au congrès SuperComputing emballent les chercheurs, car elles laissent entrevoir de nouvelles façons d’exploiter et de rentabiliser encore plus la surabondance de données disponibles.

Il faut dire que les données voient maintenant le jour à un rythme exponentiel. Les chercheurs recueillent, analysent et partagent actuellement les données de milliers de capteurs, satellites et instruments évolués, coopèrent avec des collègues de partout, et recourent à des outils sophistiqués pour exploiter l’information en profondeur et engendrer un savoir neuf.

La découverte d’une nouvelle particule susceptible d’être l’élusif boson de Higgs, l’été dernier, au grand collisionneur de hadrons (GCH) de Suisse, par exemple, a été rendue possible par un réseau
planétaire de centres de calcul et de stockage de données qui a permis le transfert d’au-delà de

100 pétaoctets (100 millions de gigaoctets) de données rien que l’an dernier. Le GCH continuant de projeter des protons l’un contre l’autre à des vitesses et à des concentrations d’énergie sans cesse plus grandes, les expériences qui s’y poursuivent grossiront encore plus le flot de données jusqu’à ce qu’il atteigne celui de l’exaoctet (un milliard de gigaoctets).

Le réseau d’un kilomètre carré (SKA, pour Square Kilometer Array) est un autre exemple de projet recourant à une formidable masse de données. Grâce à ce projet, auquel participent une vingtaine de pays, les scientifiques établiront notamment comment sont nées les premières étoiles, si la théorie de la relativité d’Einstein est exacte, et si nous sommes seuls dans l’univers. Le SKA produira des images du ciel 50 fois plus précises et 10 000 fois plus vite que le plus puissant réseau de radiotélescopes actuel. Les données de recherche présentement employées en astronomie paraîtront minuscules face au volume de données obtenues avec le SKA – une masse beaucoup trop importante pour que les logiciels et les réseaux existants la saisissent, la conservent, la gèrent et la traitent dans des délais raisonnables. CANARIE, BCNET et d’autres réseaux de recherche et d’éducation joueront un rôle capital dans la diffusion et l’exploitation des données issues du SKA.

CITATIONS

« Les réseaux de recherche comme CANARIE demeurent à la fine pointe de la technologie, car les utilisateurs qui dépendent d’eux travaillent à la fine pointe de l’innovation et de la découverte », a déclaré Jim Roche, président et chef de direction de CANARIE. « Notre capacité à résoudre les problèmes les plus urgents et à enrichir le savoir avec la quantité phénoménale de données disponibles dépend de plus en plus de notre capacité à collaborer et des réseaux de pointe qui autorisent une telle collaboration. »

« À SC12, nous avons prouvé qu’il est possible de déplacer des données entre deux sites éloignés avec fiabilité et efficacité à un débit de 100 Gbps. Ensemble, nous avons réussi à transférer des données à plus de 300 Gbps. D’ici quelques années, nous atteindrons peut-être un débit d’un térabit par seconde », estime Randall Sobie, professeur adjoint à l’Insitute of Particle Physics de l’Université de Victoria. « De telles réalisations sont capitales pour des projets comme l’expérience ATLAS, sur le GCH, auquel participent des physiciens des quatre coins du Canada. Le réseau permet d’exploiter les ressources computationnelles d’un pays éloigné du CERN et, grâce à lui, le Canada joue un rôle prépondérant dans d’importantes recherches mondiales, ce qui attire du personnel hautement qualifié chez nous. »

« BCNET est fier d’avoir soutenu la démonstration réalisée à t SC2012 », affirme Michael Hrybyk, président et chef de direction de BCNET. « Notre technologie réseau ultra pointue sert de plateforme à l’expérimentation en réseautique, à l’invention et à la découverte. »

CONTEXTE

L’Université de Victoria (UVic) et ses réseaux partenaires CANARIE, BCNET et Internet2 ont créé un lien de 100 G entre le centre de calcul de l’université et le centre des congrès Salt Palace de Salt Lake City, en Utah. L’UVic a obtenu un rendement maximum de lecture et d’écriture sur disque avec la plus petite quantité de matériel réalisable, parvenant à une vitesse de lecture supérieure à 95 Gbps en recourant à seulement quatre serveurs x3650 M4 d’IBM, chacun peuplé de seize unités de disques Vertex 4. Un serveur IBM lisait l’information sur le disque à 38 Gbps et la gravait de façon stable à 24 Gbps. Chaque appareil était doté d’une seule carte Ethernet Connect-X3 de Mellanox branchée à un MX 480 de Juniper avec QSFP+ optics.

Le lien entre le MX 480 et le 6500 Packet Optical Platform with Wavelogic Coherent Technology de Ciena servant au transport optique jusqu’à Seattle via CANARIE et BCNET s’est effectué sur un LR4
CFP Optic de 100 G. À partir de Seattle, le transport s’est poursuivi sur l’infrastructure SDN de 100 G d’Internet2 jusqu’à Salt Lake City. Le circuit s’est avéré sans faille, aucun paquet de données n’ayant été perdu, ce qui a garanti un débit soutenu très élevé.

RESSOURCES TÉLÉCHARGEABLES

Autres informations disponibles sur http://supercomputing.caltech.edu/ et sur http://supercomputing.uvic.ca/

Bande vidéo YouTube sur la participation du Canada.

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Renseignements
Wynn Anne Sibbald
Gestionnaire des communications
CANARIE
(613) 943-5432
WynnAnne.Sibbald@canarie.ca

À propos de CANARIE

CANARIE inc. conçoit et déploie l’infrastructure numérique des milieux canadiens de la recherche et de l’éducation, et en pilote l’adoption. Grâce à CANARIE, le Canada demeure à la fine pointe de la recherche et de l’innovation dans le numérique, ce qui garantit la vigueur de son économie numérique.

CANARIE a ses racines dans les réseaux de pointe et l’organisme continue de voir à l’évolution du réseau national ultrarapide qui autorise les travaux de recherche très pointus faisant un usage massif des données ainsi que les méga projets en science poursuivis au Canada et ailleurs dans le monde. Un million de chercheurs et d’étudiants dans plus de 1 100 institutions canadiennes incluant des universités, des collèges, des instituts de recherche, des hôpitaux et des laboratoires gouvernementaux ont accès au réseau CANARIE.

CANARIE veille aussi au développement de logiciels de recherche avec lesquels les scientifiques accèdent plus vite et plus facilement aux données expérimentales, à leurs instruments et à leurs homologues. Enfin, CANARIE dispense des services d’infonuagique aux chefs des entreprises de haute technologie du Canada pour les aider à raccourcir le développement de leurs produits et ainsi devancer leurs concurrents sur le marché.

CANARIE et ses douze réseaux provinciaux et territoriaux partenaires forment l’alliance des réseaux évolués du Canada. Grâce à cette puissante infrastructure numérique, les chercheurs et les innovateurs du pays disposent d’une connexion provinciale, nationale et mondiale leur donnant accès aux données, aux outils, aux collègues et aux salles de classe qui forgent l’économie numérique et en assurent la prospérité.

Fondé en 1993, CANARIE est une société sans but lucratif dont les programmes et les activités bénéficient d’une importante aide financière du gouvernement du Canada.

Pour en savoir plus, on visitera le site www.canarie.ca .

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