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Des physiciens canadiens établissent une connexion transatlantique de 100 gigabits par seconde avec le concours de CANARIE et de ses partenaires internationaux

Posted
on 16 May, 2014

CANARIE, un des piliers de l’infrastructure numérique qui sous-tend les secteurs de la recherche, de l’éducation et de l’innovation au Canada, a annoncé aujourd’hui avoir réussi la première transmission transatlantique d’un débit de 100 gigabits par seconde entre des physiciens canadiens et le Grand Collisionneur de hadrons du CERN, à Genève (Suisse), avec l’aide de ses partenaires du réseau mondial Internet2, NORDUnet, ESnet, SURFnet et GÉANT.


HEPnet/Canada, organisation responsable du réseau canadien de la physique des hautes énergies à l’Université de Victoria dirigée par Randall Sobie en tandem avec Ian Gable, à la direction technique, et des chercheurs de Caltech pilotés par le professeur Harvey Newman ont prouvé qu’il est possible de transférer des données de Genève à Ottawa au débit de 94 gigabits par seconde. À une telle vitesse, une journée suffirait pour transférer 1 pétaoctet (1 million de gigaoctets) de données.

Pour bien saisir l’immensité d’un tel volume de données, songez qu’un pétaoctet équivaut à la totalité des documents que renferme la Bibliothèques du Congrès des États-Unis, multipliée par cent. En 2013 seulement, le réseau CANARIE a acheminé au-delà de 90 pétaoctets de données entre les établissements de recherche et d’éducation canadiens et leurs collaborateurs du monde entier. Depuis quelques années, le volume de données circulant sur le réseau CANARIE augmente de 50 pour cent annuellement.

« Grâce à la nouvelle connexion transatlantique de 100 gigabits/seconde menant au CERN, les Canadiens accéderont rapidement aux données du Grand Collisionneur de hadrons quand ses activités reprendront en 2015 », a déclaré M. Sobie. « Une connexion d’une telle rapidité est sans précédent au Canada et elle serait irréalisable sans l’infrastructure numérique de la prochaine génération qu’administrent et développent CANARIE et les réseaux de la recherche et de l’éducation provinciaux, territoriaux et internationaux qui sont ses partenaires. Nous devons également remercier Juniper Networks pour avoir fourni un routeur 100G à Ottawa, ainsi que le CERN pour nous avoir donné accès à leur réseau et à leurs installations informatiques. »

Ce réseau de pointe pave la voie à de nouvelles découvertes et à la collaboration mondiale dans des applications totalement inédites de l’exploitation massive des données, notamment dans les domaines de la génomique, de l’astronomie et de la bio-informatique.

Mark Wolff, directeur de la technologie chez CANARIE, a ajouté : « Cette transmission à 100 gigabits/seconde est un témoignage de la puissance de la collaboration qui allie CANARIE et ses partenaires Internet2 (É.-U.), NORDUnet

(pays nordiques), ESnet (É.-U.), SURFnet (Pays-Bas), et GÉANT (Union européenne). CANARIE est fier de faire partie intégrante de l’infrastructure à la base d’un réseau évolué d’une telle puissance, indispensable face au nombre grandissant d’utilisateurs qui consultent et partagent de volumineuses bases de données émaillées un peu partout au Canada et ailleurs dans le monde. »

CANARIE aménage présentement l’épine dorsale d’un réseau de 100 gigabits/seconde sur le territoire canadien. Cette infrastructure raccordera les douze réseaux provinciaux et territoriaux partenaires de CANARIE et, par leur entremise, plus de mille institutions de recherche, d’éducation et d’innovation.

Pour en savoir plus sur la démonstration entre HEPnet et le CERN, on visitera le site http://supercomputing.uvic.ca.

Renseignements

Ela Ienzi
Gestionnaire des communications
CANARIE Inc. (613) 943-5432
ela.ienzi@canarie.ca

À propos de CANARIE

CANARIE Inc. conçoit et déploie l’infrastructure numérique des milieux canadiens de la recherche, de l’éducation et de l’innovation, et en pilote l’adoption. Grâce à CANARIE, le Canada demeure à la fine pointe de la recherche et de l’innovation dans le numérique, ce qui garantit la vigueur de son économie numérique.

CANARIE plonge ses racines dans les réseaux de pointe et l’organisme continue de voir à l’évolution du réseau national ultrarapide qui autorise les travaux de recherche très pointus faisant un usage massif des données ainsi que les méga projets en science poursuivis au Canada et ailleurs dans le monde. Un million de chercheurs, de scientifiques et d’étudiants dans plus de 1 100 institutions canadiennes incluant des universités, des collèges, des instituts de recherche, des hôpitaux et des laboratoires gouvernementaux ont accès au réseau CANARIE.

CANARIE veille aussi au développement de logiciels de recherche avec lesquels les scientifiques accèdent plus vite et plus facilement aux données expérimentales, à leurs instruments et à leurs homologues. Enfin, CANARIE dispense des services d’infonuagique aux chefs des entreprises de haute technologie du Canada pour les aider à raccourcir le développement de leurs produits et ainsi devancer leurs concurrents sur le marché.

Ensemble, CANARIE et ses douze réseaux provinciaux et territoriaux partenaires forment le Réseau national de recherche et d’éducation (RNRE) du Canada. Grâce à cette puissante infrastructure numérique, les Canadiens disposent d’une connexion leur donnant accès aux données, aux outils, aux collègues et aux salles de classe partout au Canada et ailleurs dans le monde, ce qui alimente l’innovation dans l’économie numérique contemporaine.

Fondé en 1993, CANARIE est une société sans but lucratif dont les programmes et les activités bénéficient d’une
importante aide financière du gouvernement du Canada.

À propos de HEPNET Canada

HEPnet Canada est responsable des réseaux nationaux et internationaux qu’utilisent les physiciens canadiens spécialisés dans les particules subatomiques. Ces réseaux sont exploités à partir de l’Université de Victoria pour le compte de l’Institut de la physique des particules du Canada et bénéficient d’une aide financière du Conseil national de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada.

Pour en savoir plus, on visitera le site www.hepnetcanada.ca

À propos de Caltech

Fort d’un corps professoral récompensé par 32 prix Nobel et 66 médailles nationales pour la science et la technologie, ainsi que d’installations hors campus tels le Jet Propulsion Laboratory, l’observatoire du mont Palomar et l’observatoire W. M. Keck, le California Institute of Technology figure parmi les centres de recherche les plus réputés et les meilleurs établissements d’enseignement de la planète. L’institut dispense des cours en science et en génie à environ 950 étudiants au baccalauréat et 1 400 dans les cycles supérieurs qui y maintiennent le niveau d’érudition et de réalisations intellectuelles. Le campus de 124 acres de Caltech se situe à Pasadena, en Californie, ville de 135 000 habitants nichée au pied des monts San Gabriel, à une trentaine de milles de l’océan Pacifique et à 10 milles au nord-est du centre-ville de Los Angeles. Caltech est une université indépendante, financée par des sources privées, et n’est pas rattaché au réseau de l’Université de la Californie ni à celui des instituts de polytechnique californiens. http://www.caltech.edu.