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L’anneau R-E évolué de 100 Gbit/s transatlantique est opérationnel

Posted
on 17 November, 2014

L’ANA-200G tient sa promesse 


Internet2, NORDUnet, CANARIE et SURFnet, quatre réseaux de recherche et d’éducation (R-E) évolués des deux côtés de l’Atlantique Nord ont annoncé aujourd’hui avoir apporté la touche finale à l’ANA-200G, réseau de collaboration de pointe transatlantique qui permettra aux utilisateurs des milieux de la recherche et de l’éducation de transférer les données entre l’Amérique du Nord et l’Europe à une vitesse jusqu’à présent irréalisable, sauf sur le continent.

L’ANA-200G est un anneau de 100 Gbit/s redondant reliant quatre plaques tournantes de part et d’autre de l’océan. Sa configuration annulaire, sans point de défaillance unique, interdit la césure des voies de transmission individuelles, non protégées, de 100 Gbit/s. L’ANA-200G s’appuie sur la réussite de la phase pilote et sur les enseignements qu’on en a tirés. Cette phase, baptisée ANA-100G, avait commencé en juin 2013[1] et a pris fin le mois dernier.

Il s’agit d’un jalon qui marque le début d’une ère nouvelle pour les recherches les plus pointues de l’heure, car le réseau permettra aux scientifiques d’exploiter le raz-de-marée actuel de données, créées en permanence par les réseaux de capteurs, les instruments scientifiques et les chercheurs.

Auparavant, la rapidité des transmissions intercontinentales traînait une génération derrière celle des réseaux évolués continentaux. Le nouvel anneau de 100 Gbit/s désormais autorise les transferts de données R-E entre les chercheurs des États-Unis et le nord de l’Europe sur un canal limpide, à un débit de 100 Gbit/s. L’ANA-200G fera l’objet de démonstrations cette semaine lors du colloque SuperComputing (SC14), qui se déroule à la Nouvelle-Orléans.

« La recherche et l’éducation sont des entreprises d’envergure mondiale », affirme Dave Lambert, président et chef de direction d’Internet2. « Des équipes collaborent sur des méga projets uniques en science, à la grandeur du globe. Parallèlement, les principaux réseaux R-E se sont associés afin de faire progresser ces réseaux encore plus pour le bénéfice de leurs utilisateurs. L’ANA-200G se veut un véritable jalon, qui ouvre la porte à l’architecture d’un nouveau réseau planétaire de R-E aussi robuste que ceux qu’on retrouve déjà dans chaque pays. »

« L’ANA-200G ne fait pas seulement progresser la technologie et le déploiement des services 100G sous-marins », d’ajouter René Buch, directeur général de NORDUnet. « Il fait également progresser la manière dont les réseaux R-E coopèrent. Cette réalisation jette un éclairage neuf sur le partage des liaisons, des opérations et des coûts. Nous arrivons à réagir rapidement en épousant continuellement le paradigme de la simplicité. »

Le volume de données transférées dans les disciplines scientifiques comme la physique des hautes énergies, la génétique, la climatologie et la radioastronomie ne cesse d’augmenter. Non seulement la taille des jeux de données s’accroît-elle, mais la vitesse à laquelle on les produit et on les traite également. L’existence de réseaux R-E qui repoussent constamment la réseautique à la fine pointe de la technologie est plus précieuse que jamais.

« Nous sommes enchantés de participer à cette fantastique collaboration », s’est enthousiasmé Jim Ghadbane, président et chef de direction de CANARIE. « Les Canadiens occupent le devant de la scène dans plusieurs disciplines scientifiques qui exploitent massivement les données. C’est pourquoi nous devons prêter main forte à nos partenaires de l’étranger pour faire avancer la technologie et saisir les occasions de collaboration qui déboucheront sur des découvertes et des innovations révolutionnaires. »

« Je trouve formidable qu’une équipe déterminée d’architectes informatiques ait tracé les devis de l’ANA-200G et soit passé si vite à leur concrétisation afin qu’on présente des démonstrations époustouflantes au colloque SC14 », a conclu Erik Huizer, directeur de la technologie de SURFnet.

Les plaques tournantes qui jouent un rôle capital dans l’ANA-200G sont MAN LAN, à New York, WIX, à Washington (D.C.), NetherLight, à Amsterdam, et GÉANT Open, à Londres. Ces centres de transfert des données appliquent une politique de connexion ouverte, en vertu de laquelle n’importe qui peut se connecter au réseau. Bien sûr, l’utilisation des liaisons exige une autorisation de leur propriétaire.

Les quatre partenaires de cette collaboration sont les maîtres d’œuvre de l’anneau transatlantique de 100 Gbit/s. Ils sont déterminés à pousser leur coopération encore plus loin et à entreprendre des recherches sur les opérations fédérées ainsi que sur le contrôle des admissions, pour que les applications scientifiques les plus exigeantes disposent d’un chemin dédié et résilient en vue de l’acheminement des données, tandis que les données R-E de nature plus générale continueront de circuler, même advenant une panne.

Les collaborateurs de l’ANA-200G sont plus que disposés à ce que d’autres réseaux R-E se joignent à leur groupe pour trouver des façons inédites et innovantes de partager les ressources sur une échelle mondiale. Ils sont d’ailleurs heureux que des pourparlers aient été entamés avec d’autres organisations qui souhaitent participer à cette initiative mutuelle.

[1] http://www.engadget.com/2013/06/04/first-100-gbps-transatlantic-link-research-education/

Renseignements

Ela Ienzi
CANARIE
(613) 943-5432
Ela.Ienzi@canarie.ca

Angela Stark
Internet2
+1 (202) 803-8996
astark@internet2.edu

René Buch
NORDUnet
+45 32 46 25 00
rbuch@nordu.net

À propos de CANARIE

CANARIE Inc. conçoit et déploie l’infrastructure numérique des milieux canadiens de la recherche, de l’éducation et de l’innovation, et en pilote l’adoption. Grâce à CANARIE, le Canada demeure à la fine pointe de la recherche et de l’innovation dans le numérique, ce qui garantit la vigueur de son économie numérique.

CANARIE a ses racines dans les réseaux de pointe et l’organisme continue de voir à l’évolution du réseau national ultrarapide qui autorise les travaux de recherche très pointus faisant un usage massif des données ainsi que les méga projets en science poursuivis au Canada et ailleurs dans le monde. Un million de chercheurs, de scientifiques et d’étudiants dans presque de 2 000 institutions canadiennes incluant des universités, des collèges, des instituts de recherche, des hôpitaux et des laboratoires gouvernementaux ont accès au réseau CANARIE.

CANARIE veille aussi au développement de logiciels de recherche avec lesquels les scientifiques accèdent plus vite et plus facilement aux données expérimentales, à leurs instruments et à leurs homologues. Enfin, CANARIE dispense des services d’infonuagique aux chefs des entreprises de haute technologie du Canada pour les aider à raccourcir le développement de leurs produits et ainsi devancer leurs concurrents sur le marché.

Ensemble, CANARIE et ses douze réseaux provinciaux et territoriaux partenaires forment le réseau national de recherche et d’éducation (RNRE) du Canada. Grâce à cette puissante infrastructure numérique, les Canadiens disposent d’une connexion nationale et mondiale leur donnant accès aux données, aux outils, aux collègues et aux salles de classe du monde entier qui alimentent l’innovation dans l’économie numérique contemporaine.

Fondé en 1993, CANARIE est une société sans but lucratif dont les programmes et les activités bénéficient d’une importante aide financière du gouvernement du Canada.

À propos d’Internet2

Internet2® est un regroupement de technologie de pointe appartenant à ses membres. Fondé en 1996 par les principales institutions d’enseignement supérieur des États-Unis, Internet2 propose une plateforme de collaboration aux organisations de recherche et d’éducation américaines pour résoudre des problèmes technologiques communs et trouver des solutions d’avant-garde qui faciliteront l’accomplissement de leur mission pédagogique, scientifique et communautaire réciproque. Internet2 exploite aussi le réseau de recherche et d’éducation le plus vaste et le plus rapide des États-Unis, reliant un océan à l’autre. Le centre d’exploitation d’Internet2 est alimenté par l’Université de l’Indiana. Internet2 dessert au-delà de 90 000 institutions phares dans la communauté, 260 universités américaines, 65 agences gouvernementales, 40 réseaux d’éducation régionaux ou d’État, 85 grandes sociétés coopérant avec la communauté ainsi que 65 réseaux nationaux de recherche et d’éducation partenaires dans une centaine de pays. Internet2 a ses bureaux à Ann Arbor (Michigan), Denver (Colorado), Emeryville (Californie), Washington (District de Columbia) et West Hartford (Connecticut).

Pour en savoir plus, on consultera le site www.internet2.edu ou suivra @Internet2 sur Twitter.

À propos de NORDUnet

NORDUnet est le fruit d’une collaboration entre les réseaux nationaux de recherche et d’éducation (RNRE) des cinq pays scandinaves, soit le Danemark (DeIC), l’Islande (RHnet), la Norvège (UNINETT), la Suède (SUNET) et la Finlande (Funet). NORDUnet exploite un réseau de calibre mondial et une cyberinfrastructure à l’intention du milieu R-E scandinave. Les cinq RNRE développent et opèrent l’infrastructure du réseau national de recherche, qui connecte au-delà de 400 institutions de recherche et d’enseignement regroupant plus de 1,2 million d’utilisateurs. NORDUnet et les RNRE scandinaves s’efforcent constamment de faire évoluer les services de pointe et de repousser les frontières de la technologie. NORDUnet assure la connectivité avec le réseau global et fait partie des principaux contributeurs de partenariats internationaux comme GÉANT, GLIF et GLORIAD.

Pour en savoir plus, visiter le site www.nordu.net.

À propos de SURFnet

SURFnet est le réseau national de recherche et d’éducation (RNRE) des Pays-Bas. SURFnet veille à ce que les chercheurs, les enseignants et les étudiants puissent travailler ensemble en toute simplicité mais avec efficacité grâce aux TIC. SURFnet relie les services TIC, les instruments scientifiques et les gens au moyen de structures TIC fiables, reposant sur une infrastructure réseau et une infrastructure coopérative. SURFnet montre aussi ce qu’il est possible de réaliser en mettant sur pied puis en testant des services TIC novateurs. SURFnet fait partie de SURF, le partenariat néerlandais de TIC pour l’enseignement supérieur et la recherche.

Pour en savoir plus, on visitera le site www.surfnet.nl/en.