Sylvain Martel (Ph. D.)

Sylvain Martel (Ph. D.)

Directeur du laboratoire de nanorobotique, Polytechnique Montréal

Le professeur Sylvain Martel se situe à la fine pointe de la nanotechnologie. Il crée des machines et des robots avec des pièces de la taille du nanomètre, soit un milliardième de mètre. Œuvrant au carrefour de la technologie et de la médecine, il a conçu de nouvelles plateformes pour exécuter des interventions chirurgicales à distance et des systèmes qui cartographient le cœur. Il a aussi mis au point de nouveaux implants cérébraux capables de décoder l’activité des neurones. On doit à l’équipe de recherche de M. Martel la toute première démonstration durant laquelle on a commandé la navigation d’un objet se mouvant librement dans les vaisseaux sanguins d’un animal vivant. Il pilote une équipe interdisciplinaire de renommée mondiale qui repousse les limites des agents thérapeutiques navigables et des plateformes d’intervention dans la lutte contre le cancer.

Le professeur Martel dirige le laboratoire de nanorobotique à Polytechnique Montréal, est titulaire de la chaire de recherche du Canada de niveau 1 en nanorobotique médicale, est membre de l’Académie canadienne du génie et est président du comité technique de l’IEEE sur la micro-nanorobotique et l’automatisation.


Les champs magnétiques et les bactéries : une percée canadienne dans la lutte contre le cancer | mecredi le 15 novembre à 11h15

(Veuillez noter que tous les exposés au Sommet se donneront en anglais)

On peut dorénavant se servir du champ magnétique engendré par une plateforme spéciale à l’échelle humaine pour transformer une bactérie donnée en nanorobot commandé par ordinateur qui ira détruire les cellules cancéreuses. Des escadrons de centaines de millions de ces bactéries, armées d’agents thérapeutiques spécialisés, seront enrôlés pour combattre le cancer. Ils s’enfonceront profondément dans les tumeurs pour y dénicher les cellules actives et les décimer en diffusant des médicaments à des endroits stratégiques, là où ils auront le plus d’effets sans pour autant devenir toxiques. Puisqu’on estime que l’administration des médicaments demeure l’un des principaux obstacles à l’obtention d’un effet optimal de la thérapie, cette approche pourrait révolutionner la majorité des traitements contre le cancer.