Dans ce numéro...

 

Un mot de Jim

Jim GhadbaneComme la plupart d’entre vous le savent déjà, j’ai été nommé à la présidence de CANARIE après y avoir occupé le poste de directeur de la technologie près de quatre ans. Durant ce temps, j’en ai appris énormément sur l’histoire de l’organisme et sur son rôle dans l’écosystème canadien de l’innovation. Bien que la majorité des gens connaissent aujourd’hui CANARIE en tant qu’exploitant de l’élément national du réseau de la recherche et de l’éducation du Canada (et à juste titre, car le réseau est devenu absolument indispensable aux chercheurs et aux éducateurs du pays), le succès de CANARIE comme moteur du changement et facilitateur eu égard à l’adoption de technologies transformatrices tout au long de son histoire reste méconnu. Or, c’est précisément ce qu’a fait CANARIE quand il a veillé à l’incubation puis au déploiement de l’Agence canadienne pour les enregistrements Internet (ACEI) et de Grid Canada. C’est aussi ce qu’il a réalisé en lançant des programmes de développement de technologies et d’applications qui ont financé au-delà de 200 projets dans les secteurs public et privé. C’est ce à quoi il est parvenu en inaugurant son programme des Plateformes sur réseau en vue de combler le vide qui existe au niveau des logiciels de recherche.

Aujourd’hui, CANARIE donne toujours naissance à des technologies qui concourent à l’essor de l’économie du savoir canadienne et veille à leur évolution. Dans ce numéro, vous en apprendrez davantage sur notre programme des Plateformes de recherche qui transforme le paradigme du développement des logiciels de recherche, sur la progression constante de la Fédération canadienne d’accès qui autorise une utilisation à distance sûre et efficace des services et des ressources numériques, ainsi que sur l’ATIR, son service d’infonuagique, qui alimente l’innovation dans les petites entreprises.

Alors que de nouvelles possibilités s’ouvrent à nous, CANARIE poursuivra son travail afin de réaliser les objectifs qui font partie intégrante de ses statuts constitutifs, rédigés il y a plus de vingt ans, et ainsi rendre le Canada plus compétitif dans tous les secteurs de l’économie, concourir à la création d’emplois et de richesse, et rehausser à qualité de vie des Canadiens. J’attends impatiemment de m’atteler à la tâche avec vous pour atteindre ces buts.

Jim Ghadbane
Président et chef de direction
CANARIE


Le point sur le plan stratégique de CANARIE

CANARIE s’est associé au cabinet Monitor Deloitte pour inciter les intervenants à participer à un processus de consultation ayant pour but de faciliter l’élaboration des différents éléments de son prochain mandat. Durant l’exercice, les intervenants ont été priés de donner leur avis sur les progrès réalisés par l’organisme en vue de la réalisation de ses objectifs actuels et de donner leurs impressions sur les orientations qu’il pourrait prendre à l’avenir. CANARIE recourra au condensé de ces consultations ainsi qu’aux commentaires des intervenants glanés à l’occasion de son Forum des utilisateurs de 2013 et au rapport sur le sommet de 2014 du Conseil du leadership sur l’infrastructure numérique pour forger les éléments de son nouveau mandat.

On trouvera un aperçu des consultations ici. CANARIE accueillera avec gratitude commentaires et points de vue tandis qu’il travaille aux différents aspects de la reconduction de son mandat au cours des mois à venir. Veuillez les faire parvenir directement à feedback@canarie.ca.


CANARIE injecte 4 millions de dollars dans de nouvelles plateformes de recherche et transforme le paradigme à la base du développement des logiciels de recherche

Qu’est-ce qu’une PSR?
Les plateformes sur réseau (PSR) sont des plateformes logicielles complètes, destinées à la recherche. Elles procurent à l’utilisateur un large éventail de données et d’outils propres à faciliter ses travaux dans un domaine particulier.

Le programme des Plateformes de recherche de CANARIE finance la création de logiciels de deux sortes : les plateformes sur réseau (PSR) et les interfaces pour plateforme de recherche (IPR). L’an dernier, CANARIE a octroyé plus de 4,3 millions de dollars à des équipes de recherche canadiennes qui voulaient mettre au point de nouvelles PSR exploitant la puissance de son infrastructure lors de la première ronde de financement du programme, et 2,4 millions lors de la seconde. Lire le communiqué officiel.

Ceux qui développent de nouvelles PSR y intégreront les interfaces (IPR) mises au point antérieurement et en ajouteront d’autres, ce qui enclenchera un puissant cycle de création et de réutilisation des logiciels.

Transformer le paradigme à la base du développement des logiciels de recherche

Qu’est-ce qu’une IPR?
Les interfaces pour plateforme de recherche (IPR) sont des services logiciels qui peuvent être intégrés aux PSR ou aux autres outils informatiques que mettent au point les chercheurs.

Le programme des Plateformes de recherche de CANARIE refaçonne le modèle du développement des logiciels de recherche. En favorisant une exploitation coopérative des services communs (IPR) dans les plateformes sur réseau (PSR), CANARIE permettra aux chercheurs d’accéder à un réservoir toujours plus grand de services.

Les nouvelles PSR mettront elles aussi à la disposition de la collectivité leur propre jeu de services, auxquels recourront d’autres équipes. Pareille approche conférera un avantage de pionnier aux logiciels de recherche canadiens, mènera à une plus grande efficacité générale et optimisera les investissements dans l’infrastructure numérique ainsi que l’exploitation de cette dernière.

Voici la liste partielle des services que permettent les IRP existantes :

Qu’entend-on par « avantage de pionnier »?
Il s’agit de l’avantage dont profite une entreprise quand elle est la première à lancer un produit ou une technologie. Aucune autre entreprise ne peut alors la concurrencer. L’entreprise qui réussit à occuper une place déterminante dans un nouveau créneau du marché bénéficie d’un avantage analogue. Dans ce cas, on parle parfois de « leadership technologique ».

• stockage et récupération des données;
• visualisation des données;
• gestion des ressources/du nuage;
• gestion des capteurs/acquisition des données;
• gestion/authentification des utilisateurs;
• flux des travaux/ordonnancement des services.

Pour voir la liste complète des IRP actuellement à la disposition des chercheurs, on visitera le site http://science.canarie.ca.

Les neuf nouvelles PSR qui seront bientôt dévoilées intègrent 12 des IRP existantes et en ajouteront 21 au réservoir d’IRP disponibles, ce qui contribuera à combler le fossé observé au niveau des logiciels de recherche, empêchera la reproduction inutile des logiciels et intensifiera la découverte en sciences.


Des investissements stratégiques bonifient les services de gestion d’identité de la Fédération canadienne d’accès

Quels services procure la FCA?
La FCA dispense deux services :

  • eduroam, avec lequel les universitaires accèdent au réseau sans fil des institutions où ils sont de passage en utilisant les justificatifs d’identité de l’institution à laquelle ils appartiennent;
  • le service fédéré de connexion unique en vertu duquel l’utilisateur peut accéder à des applications et à des ressources éloignées après vérification des justificatifs d’identité émis par sa propre institution.

La Fédération canadienne d’accès (FCA) met à la disposition des milieux canadiens de la recherche et des études supérieures une plateforme fiable permettant de mieux gérer les accès. Les employés, les étudiants et les enseignants des institutions qui adhèrent à la FCA disposent alors d’un accès homogène au réseau sans fil et aux ressources Web des organisations participantes où ils sont de passage en recourant aux justificatifs d’identité que leur a attribués leur propre institution.

CANARIE investit dans l’infrastructure nationale d’eduroam

eduroam est un service international d’itinérance destiné aux utilisateurs des milieux de la recherche et de l’enseignement supérieur. Grâce à lui, les chercheurs, faculté et les étudiants accèdent facilement, et en toute sécurité, au réseau des institutions participantes qu’ils visitent. À cette fin, ils utilisent les justificatifs d’identité que leur a fournis leur institution ou leur bureau. C’est CANARIE qui a pour tâche d’administrer et de déployer le service eduroam au Canada.

Pour faciliter l’expansion rapide du service, qui compte désormais au-delà de 1,1 million d’utilisateurs inscrits et plus de deux millions de connexions par mois au pays, CANARIE a ajouté trois serveurs eduroam à son réseau de production. Ces nouveaux serveurs sont devenus opérationnels en janvier.

Les nouveaux appareils amélioreront la résilience générale du réseau eduroam au Canada. « En continuant d’investir dans eduroam, CANARIE démontre son intention d’atteindre l’excellence au niveau des opérations », a déclaré Mark Wolff, directeur de la technologie. Et d’ajouter Wendy Petersen, gestionnaire du programme de la Fédération canadienne d’accès (FCA) : « CANARIE reconnaît l’importance d’eduroam pour les milieux canadiens de la recherche et de l’éducation. C’est pourquoi l’organisme assume pleinement son rôle qui consiste à favoriser le maintien et l’essor de ce service. »

Deux des nouveaux serveurs eduroam se trouvent à Ottawa. Ils seront les serveurs principaux pour l’est du pays. Un des anciens serveurs de Vancouver arrive à la fin de sa vie utile et sera démantelé; le second continuera d’être exploité avec le nouveau, installé à Kelowna, en Colombie-Britannique également.

Grâce à cet investissement récent dans l’infrastructure nationale de la Fédération canadienne d’accès, les participants bonifieront les services de la Fédération qu’ils dispensent avec ce qui suit :

• une carte affichant en temps réel le « carnet de santé » de la Fédération, notamment en donnant des précisions sur les coupures de service connues et prévues;
• un rapport mensuel sur l’utilisation d’eduroam aux différents sites;
• un service de contrôle qui garantira le respect des politiques;
• des outils pour tester et configurer eduroam.
Un nouvel outil simplifie le déploiement de la FCA

Un nouvel outil simplifie le déploiement de la FCA

Afin de faciliter et d’accélérer le déploiement de la FCA dans les institutions participantes, CANARIE propose son « installateur de fournisseur d’identité » (IFI). L’IFI automatise le déploiement du serveur employé par le fournisseur d’identités dans la Fédération canadienne d’accès.

Qu’est-ce qu’un fournisseur d’identité?
Dans la collectivité que dessert la FCA, le fournisseur d’identité est l’institution (à savoir, l’université ou le collège d’origine) qui vérifie les justificatifs d’une personne quelconque.

L’IFI installe et configure le logiciel nécessaire sur la machine virtuelle du client pour raccorder le système de gestion des identités de l’institution au service fédéré de connexion unique de la FCA ou aux services d’eduroam.

Les institutions canadiennes tireront avantage de la configuration simple d’une interface Web, tout en gardant la maîtrise complète de l’appareil hébergé au sein de l’infrastructure locale. Configuré à l’avance avec les paramètres de la FCA, l’IFI autorisera une surveillance en temps réel.

Cette approche a été retenue à la suite des commentaires formulés par des membres du milieu canadien des études supérieures, New IDIqui souhaitaient une solution prête à l’emploi avec laquelle ils profiteraient de l’efficacité de la FCA au niveau des coûts et des processus tout en maintenant un environnement TI aussi simple que possible. À mesure que la FCA prend de l’expansion et qu’augmente le nombre d’institutions qui y recourent, CANARIE redouble d’efforts pour que l’IFI soit disponible rapidement et largement.

L’IFI en est actuellement aux essais de la version bêta. Veuillez communiquer avec Wendy Petersen pour en savoir plus à ce sujet, et cliquez ici pour en apprendre davantage sur la FCA.

 

Pleins feux sur les fournisseurs de services : Scholars Portal

Scholars Portal est un service dispensé par l’Ontario Council of University Libraries.

Qu’est-ce qu’un fournisseur de services?

Dans la collectivité de la FCA, le fournisseur de services procure des services et du contenu auxquels il est possible d’accéder grâce au mécanisme fédéré de connexion unique.

Créé en 2002, Scholars Portal consiste en une infrastructure technique et des collections que partagent les 21 bibliothèques universitaires de la province, desservant 425 000 étudiants ontariens.

Scholars Portal compte parmi les premiers fournisseurs de services à avoir adhéré à la FCA. Il est possible d’accéder à son service Geospatial et à son service de livres électroniques grâce au mécanisme fédéré de connexion unique de la FCA, et on envisage maintenant d’ajouter d’autres services aux précédents. Avec les justificatifs d’identité que leur ont procuré leurs institutions respectives, les étudiants se connectent en toute sécurité et créent un compte personnel dans lequel ils peuvent enregistrer leurs notes sur les livres électroniques, des couches de données et les jeux de données qu’ils téléchargent.

Cliquer ici pour en apprendre davantage sur Scholars Portal.


L’ATIR emmène les petites entreprises dans le nuage

Qu’est-ce que l’ATIR?

L’ATIR procure gratuitement aux entrepreneurs des ressources en calcul, des services réseau et des capacités de stockage avec lesquels ils mettront au point les produits de la prochaine génération, testeront ceux-ci, créeront des prototypes puis en effectueront la démonstration.

En 2013, CANARIE inaugurait son Accélérateur technologique pour l’innovation et la recherche (ATIR), programme à l’exécution duquel concourent ses partenaires que sont Cybera et Calcul Canada. Les ressources en nuage typiquement canadiennes de l’ATIR apportent aux entrepreneurs la durée, l’adaptabilité et la stabilité des coûts qu’ils ne peuvent obtenir des autres services d’infonuagique. Grâce aux technologies en nuage, les petites entreprises jouissent d’un avantage sur leur concurrents en ayant accès à des ressources en calcul évoluées partout et en toute heure.

Environs 150 d’entrepreneurs utilisent présentement l’ATIR pour développer des produits et des services de pointe, les tester et illustrer leur utilité. Khal Sharif, chef de direction de ProjectWhitecard Inc., en est un. Il se sert de l’ATIR pour tester des jeux éducatifs articulés sur Minecraft et de nouvelles plateformes à vocation pédagogique. Voyez comment ici.

Pour mieux faire connaître l’ATIR, CANARIE s’est associé à des incubateurs et accélérateurs d’entreprises, au bureau de recherche appliquée des collèges, l'Association des parcs universitaires de recherche du Canada, ainsi qu’au Programme d’aide à la recherche industrielle (PARI) du CNRC. L’objectif est d’accroître la visibilité de l’ATIR auprès des utilisateurs potentiels et de laisser les partenaires de CANARIE proposer l’ATIR comme s’il s’agissait d’un prolongement de leurs propres services d’aide à la commercialisation. Parmi ces partenariats, mentionnons les suivants :

Incubateurs et accélérateursDAIR Cloud

Collèges et écoles polytechniques

CANARIE aimerait s’associer à d’autres établissements d’enseignement postsecondaire, incubateurs et accélérateurs d’entreprises et organisations qui épaulent les petites entreprises afin d’exploiter au maximum la puissance de l’infonuagique. Veuillez communiquer avec Peter Wilenius, vice-président au développement commercial, pour discuter d’un partenariat éventuel.

Visitez notre site Web pour soumettre une demande en vue d’utiliser l’ATIR.


CANARIE contribue à établir la première liaison intercontinentale de 100 Gbps au monde : une formidable illustration de collaboration internationale

Au début de juin 2013, six des principaux réseaux de recherche et d’éducation (R-E) de la planète – dont CANARIE – et deux de leurs partenaires commerciaux ont démontré pour la première fois une connexion transatlantique de 100 gigabits par seconde (Gbps ou un milliard de bits par seconde) entre les milieux de la recherche et de l’éducation d’Amérique du Nord et d’Europe. La démonstration s’est déroulée à l’occasion du colloque en réseautique TERENA de 2013 (TNC2013), qui avait lieu à Maastricht, aux Pays-Bas.

Connection

Cette liaison accélèrera la découverte dans les domaines scientifiques exploitent massivement les données, telles la physique des hautes énergies, la radioastronomie et la génomique. Elle favorisera l’élaboration de nouvelles applications et l’avènement d’architectures qui révolutionneront la réseautique.

Plus de dix ans se seront écoulés après le passage des réseaux évolués de la recherche et de l’éducation de la planète à la technologie 10G pour qu’on en arrive à ce nouveau développement.

Comme le soulignait Dave Lambert, chef de direction d’Internet2, réseau américain de la recherche et de l’éducation et partenaire de CANARIE dans le projet de connexion transatlantique 100G, « les principaux réseaux de recherche et d’éducation de la planète repoussent sans cesse les limites des réseaux évolués, dans leur mission qui consiste à soutenir la recherche et l’éducation sur la planète entière. Je suis heureux que ces partenaires et ces organisations progressistes aient accepté de coopérer pour voir ce qu’il était techniquement possible de faire et ainsi changer les milieux de la recherche et de l’éducation, maintenant et pour de nombreuses années à venir. »

Lire le communiqué officiel.


La collaboration en vedette : le Canadian Polar Data Network

Contribution de : Chuck Humphrey, coordonnateur à la gestion des données de recherche
Bibliothèques de l’Université de l’Alberta
chuck.humphrey@ualberta.ca

La nature numérique des données de recherche en accroît la vulnérabilité. Dans une étude publiée en 2013 dans Current Biology7, le chercheur Tim Vines, de l’Université de la Colombie-Britannique, signalait que les méthodes de gestion des données ont entraîné la perte de la plupart des résultats de 516 études réalisées entre 1991 et 2011. Lors d’une entrevue, M. Vines soulignait que les données scientifiques sont souvent irremplaçables parce qu’elles ont été obtenues à un moment et à un lieu qui les rend uniques.8 L’infrastructure de gestion des données de recherche du CPDN a été créée pour éviter de telles pertes. L’API ne revient que tous les cinquante ans. Le CPDN a pour objectif de veiller à ce que les chercheurs actuels puissent consulter les données de l’API la plus récente, mais aussi de faire en sorte que ces données demeurent à la disposition des chercheurs associés à l’API pendant de longues années. Les partenaires du CPDN prennent cet enjeu très au sérieux.



Gérer les données scientifiques est un sujet d’actualité, car bon nombre de conseils subventionnaires, partout dans le monde, exigent dorénavant la soumission d’un plan de gestion des données et de conventions de partage.1 À l’automne 2013, les principaux conseils fédéraux qui financent la recherche au Canada ont conjointement parrainé des consultations sur la façon dont on pourrait exploiter au maximum les méga-données.2 Le document de travail produit pour l’exercice soulignait que les intervenants canadiens doivent collaborer afin de créer des centres de calibre mondial spécialisés dans la gestion des données. Au nombre des intervenants mentionnés dans le rapport figuraient CANARIE et le Canadian Polar Data Network (ou CPDN, prononcé « captain », en anglais).

Le CPDN est issu de l’infrastructure mise sur pied pour gérer et préserver les données des projets que le Canada a financé entre 2007 et 2012, à l’occasion de l’Année polaire internationale (API). Après une demande de propositions, le bureau responsable de l’API au Canada a retenu six organisations, appelées à devenir le réseau de centres de regroupement des données de l’API.3 Les centres en question devaient coopérer avec les chercheurs subventionnés pour stocker leurs données, permettre la consultation de ces dernières et offrir des outils propices à la découverte. Les données y seraient conservées afin qu’on y ait accès longtemps. Quand le financement de l’API et des centres de regroupement des données s’est tari, le 31 mars 2012, cinq4 des six institutions se sont engagées à prolonger la vie de cette infrastructure, ce qui a donné naissance au CPDN. Parallèlement, elles ont proposé de faciliter la gestion des données émanant d’autres recherches entreprises dans le Nord.5

Le CPDN illustre avec brio qu’il est possible de créer une infrastructure de gestion des données scientifiques articulée sur la collaboration, avec des partenaires à la fois du gouvernement fédéral et du milieu universitaire. Le rôle et les responsabilités des organisations qui composent le réseau sont clairement définis dans la charte qui le gouverne.6 Le Canadian Cryospheric Information Network, à l’Université de Waterloo, administre le Polar Data Catalogue, plateforme servant à accéder aux données conservées dans le réseau et à les exploiter en vue de réaliser des découvertes. L’Institut canadien de l’information scientifique et technique du Conseil national de recherches procure des identificateurs permanents d’objets numériques (fichiers numériques équivalant au numéro ISBN des livres). Le Scholars Portal de l’Université de Toronto et de l’Université de l’Alberta exploite l’épine dorsale du CPDN, lequel mise sur la préservation répartie des données. Ce système automatise la reproduction des fichiers et vérifie l’intégrité des bits grâce à une connexion sécurisée de CANARIE entre les centres de données aux deux sites. En plus de ces activités techniques, le CPDN dispense divers services permettant de produire des métadonnées de grande qualité et de préparer les objets numériques qui seront conservés, un aspect crucial si l’on veut que ces données puissent être utilisées dans l’avenir.


Évènements et nouvelles de la collectivité

Évènements

Internet 2 Global Summit | 6-10 avril | Denver (CO)
Canada India Infrastructure Forum 2014 | 23 avril | Toronto (ON)
Ontario Universities Computing Conference | 27-29 avril | Windsor (ON)
BCNET | 29 avril - 1 mai | Vancouver (BC)
Digital Nova Scotia Summit
| 30 avril | Halifax (NS)
AURP Canada Bi-Annual AGM and Meeting | 13 -14 mai | Fredericton (NB)
Association of Canadian Community Colleges Conference | 25- 27 mai | Ottawa (ON)
CANHEIT | 1 - 4 juin | Charlottetown (PEI)
HPCS | 25 - 27 juin | Halifax (NS)


Renvois

  1. La NSF et la NIH, aux États-Unis, ainsi que Research Councils U.K., association de sept organismes subventionnaires du Royaume-Uni, exigent tous désormais un plan de gestion des données.
  2. http://www.sshrc-crsh.gc.ca/about-au_sujet/publications/digital_scholarship_consultation_f.pdf
  3. Les six institutions qui forment le réseau de centres de données sur l’API sont les bibliothèques de l’Université de l’Alberta, le Canadian Cryospheric Information Network de l’Université de Waterloo, le Scholars Portal de l’Ontario Council of University Libraries, le service de Gestion des données scientifiques intégrées de Pêches et Océans Canada, l’Institut canadien de l’information scientifique et technique du Conseil national de recherches et Ressources naturelles Canada.
  4. Ressources naturelles Canada s’est retiré du réseau après s’être rendu compte que le ministère pourrait offrir un portail donnant accès aux données de l’API sans être membre du réseau.
  5. Pour l’instant, le CPDN contribue à la consultation et à la préservation des données du programme d’évaluation environnementale de la mer de Beaufort, du Programme de lutte contre les contaminants dans le Nord, du programme de surveillance général du Nunavut et de la Station de recherche de l’Extrême Arctique canadienne.
  6. Lire http://polardatanetwork.ca/wp-content/uploads/CPDN_Governance.pdf
  7. The Availability of Research Data Declines Rapidly with Article Age, Current Biology, volume 24, numéro 1, 6 janvier 2014
  8. Joseph Stromberg, « The Vast Majority of Raw Data from Old Scientific Studies May Now Be Missing » Smithsonianmag.com, 19 décembre 2013.

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