[Ottawa (Ont.) | Le 5 mars 2026]
CANARIE, NORDUnet et SURF, partenaires du Réseau national de recherche et d’enseignement (RNRE) au Canada, dans les pays nordiques européens et aux Pays-Bas, ont annoncé aujourd’hui avoir apporté une modification majeure à la connexion transatlantique qui unit Montréal à Amsterdam, ce qui améliorera nettement la performance, la résilience et la souplesse du réseau mondial de la recherche et de l’éducation (R-E) à la base des collaborations scientifiques et internationales faisant un usage massif des données.
La nouvelle connexion de 400 gigabits par seconde (400 G) a été établie entre MOXY, point d’échange international pour la R-E du Canada, à Montréal, et NetherLight, le point d’échange international néerlandais, à Amsterdam. Carrefours incontournables du trafic R‑E qui circule entre l’Europe et l’Amérique du Nord, les points d’échange sont en quelque sorte des plateformes ouvertes, à débit élevé, où les réseaux R-E du monde entier s’entrecroisent et concourent à faire progresser les projets scientifiques de grande envergure.
Un débit de 400 G, quelle utilité?
La mise à niveau dévoilée aujourd’hui illustre l’ampleur et l’urgence qui caractérisent la science contemporaine. En effet, la recherche computationnelle, la physique des hautes énergies, l’astronomie, la modélisation du climat, la recherche en biomédecine et d’autres domaines exploitant massivement les données engendrent un volume phénoménal d’informations. Sur le plan pratique, voici ce qu’autorise le passage d’un débit de 100 G à 400 G.
- Dorénavant, les physiciens pourront transmettre les plus volumineux jeux de données du grand collisionneur de hadrons (GCH), ce qui leur permettra d’effectuer leurs observations plus vite et d’accélérer la recherche.
- Rien qu’en astronomie, on estime qu’il faudra un débit soutenu de 100 gigabits par seconde pour recevoir en temps réel les données du Réseau d’un kilomètre carré en vue de les analyser et de réaliser de nouvelles découvertes.
CANARIE et ses partenaires de l’étranger ont convenu que les liaisons transatlantiques devaient être modernisées afin que de telles prouesses soient réalisables.
Consolider une route essentielle à la recherche mondiale
La connexion Montréal–Amsterdam illustre parfaitement les partenariats internationaux en recherche instaurés depuis 2017. Auparavant, la connexion de 100 G facilitait les activités poursuivies dans le cadre de l’entente de coopération ANA (Advanced North Atlantic) et constituait un trait d’union primordial entre CANARIE, NORDUnet, SURF et leurs collaborateurs d’autres régions du monde.
En augmentant le débit du circuit à 400 G, les partenaires continueront d’épauler les scientifiques dont les travaux dépendent d’un accès rapide et fiable aux jeux de données, aux instruments et aux autres chercheurs de la planète.
« En augmentant le débit le long du corridor Montréal–Amsterdam, nous consolidons une route cruciale pour la recherche qui se poursuit dans le monde », a affirmé Mark Wolff, directeur de la technologie chez CANARIE. « Notre étroite collaboration avec NORDUnet et SURF nous assure que les scientifiques du Canada et de l’étranger pourront faire circuler les jeux de données colossaux qui alimentent la découverte, l’innovation et les percées en science. »
NORDUnet et SURF ont eux aussi souligné l’importance d’une telle collaboration dans l’aménagement d’une infrastructure résiliente et adaptable, qui ne se laissera pas dépasser par la rapidité avec laquelle les innovations scientifiques évoluent.
« La stratégie réseau de NORDUnet nous incite à maintenir une plateforme d’appairage mondiale d’une capacité sans réserve, à la diversité intrinsèque. Ainsi, nous ne dépendrons jamais d’un même fournisseur, d’une infrastructure unique ou d’un seul pays », a déclaré Lars Lange Bjørn, responsable de l’ingénierie réseau de NORDUnet. « En collaborant avec CANARIE et SURF, notre ambition traverse l’océan. Le réseau fédéré ANA offre une résilience et un rayonnement que nous n’aurions jamais pu atteindre si nous avions fait cavalier seul et illustre clairement la puissance des RNRE quand ils collaborent dans le monde. L’apport de la liaison Amsterdam–Montréal à cette infrastructure commune revêt une grande importance pour NORDUnet et les scientifiques qu’il dessert. »
« La hausse de débit de la liaison Amsterdam–Montréal à 400 G me comble de fierté et j’ai adoré collaborer avec nos partenaires de CANARIE et de NORDUnet », s’est réjouie Karin Wessel, gestionnaire principale de la connectivité internationale et de NetherLight chez SURF. « Bien que la plupart des connexions transatlantiques R-E aboutissent aux États‑Unis, celle qui rattache directement NetherLight au point d’échange MOXY et qui lui est réservée nous procure la diversification géographique indispensable à un réseau international robuste. Nous devons absolument resserrer la collaboration dans l’ANA. Ce sont des partenariats comme celui-là qui facilitent la recherche dans le monde, y compris les projets faisant un usage massif des données comme le grand collisionneur de hadrons et le réseau d’un kilomètre carré, et pavent une voie sûre et efficace vers la découverte. »
Un point de départ pour la science mondiale de la prochaine génération
L’augmentation du débit à 400 G marque un point saillant dans la collaboration de longue date qui unit les deux côtés de l’Atlantique et ouvre la porte à une expansion continue. Alors que les données guident de plus en plus la science, que celle-ci essaime davantage et que ses liens de dépendance dans le monde se multiplient, une capacité plus élevée aidera les chercheurs à repousser toujours plus loin les frontières de la découverte.
Renseignements
Lesley McElroy
Directrice des communications
CANARIE
[email protected]
À propos de NORDUnet (en anglais)
À propos de SURF (en anglais)
