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Comment j’ai appris ce que signifie une bonne gouvernance avec les colloques du RNRE

Posted
on 6 December, 2018

Solide gouvernance : la clé du succès dans un milieu complexe, assemblant de nombreux intervenants, et en perpétuelle évolution.

Un billet de Kathryn Anthonisen | Vice-présidente, Relations extérieures

Quand la fin de l’année (ou du mois, ou de la semaine) arrive, un moment de réflexion n’est jamais perdu et récemment, je me suis mis à songer à ce que j’ai appris en 2018, lors des rencontres organisées par les partenaires du Réseau national de la recherche et de l’éducation (RNRE) de CANARIE.

Et j’en ai été surpris.

En effet, je n’en ai pas seulement appris davantage sur l’intelligence artificielle, les services partagés ou l’utilisation que les écoles primaires et secondaires font du RNRE canadien, j’ai découvert ou, pour être plus exact, j’ai obtenu confirmation qu’une solide gouvernance est la clé du succès dans un milieu aussi complexe, rassemblant de nombreux intervenants, et en perpétuelle évolution que celui-ci. Donnez-moi une minute pour vous l’expliquer…

CANARIE et ses partenaires du réseau de la recherche et de l’éducation forment un groupe se caractérisant par sa diversité, et cette diversité se reflète dans les colloques.

  • Tôt au printemps, celui de BCNET, en Colombie-Britannique, proposait un programme très dense illustrant l’intérêt de l’organisation pour ses membres. Des professionnels en TI du milieu de l’enseignement supérieur et des fournisseurs de technologies s’y sont pressés pour apprendre des choses, partager des idées, se perfectionner et découvrir des solutions commodes aux problèmes technologiques de la vie courante.
  • Plus tard au printemps, au colloque THINK d’ORION, on s’est surtout attardé à la manière dont les utilisateurs d’ORION exploitent la formidable puissance de ce réseau, tout en célébrant les visionnaires qui recourent à la technologie de façon inventive, partout en Ontario.
  • Au Cyber Summit, parrainé par Cybera (Alberta), MRNet (Manitoba) et SRNET (Saskatchewan), on s’est moins intéressé aux technologies en usage qu’aux retombées sociales et institutionnelles des technologies de rupture (comme l’intelligence artificielle) sur la vie de chacun.
  • Le programme du colloque du RISQ (Québec) portait principalement sur une brochette de technologies de pointe et la manière dont les institutions québécoises pourraient les déployer. Les participants y ont parlé des difficultés et des possibilités des programmes de déploiement actuels ou à venir.
  • Enfin, le Sommet national de CANARIE se concentrait sur les répercussions générales de l’intelligence artificielle au niveau social, juridique ou professionnel, à mesure que cette technologie s’implante dans la recherche, la machine gouvernementale et le secteur privé.

Par son programme, chaque colloque évoquait la mission et la vocation de l’organisation, avec pour corollaire une expérience vécue très différente de l’un à l’autre.

Et voici où je place ma gestalt de la gouvernance.

Bien que chaque partenaire du RNRE canadien ait son propre mandat, des méthodes de financement bien à lui, une composition et des priorités opérationnelles très différentes (comme l’illustraient les colloques), à travers le Comité de régie du RNRE, ces organisations se donnent la main pour administrer et faire évoluer le réseau national de la recherche et de l’éducation. Pareille structure met en équilibre les besoins locaux et la vision nationale, mais elle respecte cette dichotomie et les régimes de financement qui la sous-tendent.

Le Comité de régie regroupe les dirigeants des réseaux de la recherche et de l’éducation qui constituent le RNRE du Canada, soit douze membres provinciaux et territoriaux, auxquels s’ajoute CANARIE, le membre fédéral. Chacun a droit de vote, mais aucun vote ne pèse plus lourd qu’un autre à la table. Même si leurs activités et leurs difficultés quotidiennes varient, ces membres se serrent les coudes pour élaborer et mettre en œuvre des initiatives sans lesquelles le RNRE canadien ne pourrait progresser. Pour l’instant, c’est la cybersécurité qui est au sommet de leurs priorités, et les membres du groupe ont adopté une stratégie nationale qui sécurisera davantage le réseau national.

Au moment où le Canada cherche à réinvestir dans l’écosystème de son infrastructure de recherche numérique (IRN) pour la revitaliser, il est important de comprendre pourquoi les modèles comme celui du Comité de régie du RNRE fonctionnent si bien.

Dans un domaine aussi complexe que varié, réunissant de nombreuses parties prenantes, financées différemment dans un contexte national, la réussite repose indubitablement sur une solide gouvernance.