AIHEARU

Étude de cas

Arun Munje, PDG

Quel était le problème?

La technologie parole-texte a considérablement progressé en vingt ans et beaucoup de gens y voient désormais la méthode par excellence pour communiquer avec leurs appareils. Malheureusement, aussi perfectionnée soit-elle, cette technologie ne donne de bons résultats qu’avec ceux dont la voix et l’élocution s’approchent de celles du commun des mortels. À l’heure actuelle, la technologie parole-texte s’appuie sur des données collectives pour amener les algorithmes d’intelligence artificielle (IA) à reconnaître la parole. Les personnes souffrant de paralysie cérébrale, celles qui se relèvent d’un accident vasculaire cérébral et celles aux prises avec un problème de langage ne peuvent s’en servir parce qu’elles ne parlent pas comme la plupart des gens. Pour elles, l’exactitude de la technologie parole-texte ne dépasse pas dix pour cent. Or, pour qu’elle devienne vraiment universelle, une technologie doit pouvoir s’appliquer aux locuteurs de toute sorte, y compris ceux qui éprouvent de la difficulté à s’exprimer.

De quelle façon AIHEARU l’a-t-il résolu?

AIHEARU est un système parole-texte qui apprend graduellement la façon dont on parle. Son IA s’appuie sur un jeu de données de base avec lequel l’utilisateur interagit au départ. Cependant, plus ce dernier multiplie les interactions avec AIHEARU, plus le système s’adapte à sa façon de parler. Au bout d’un temps, AIHEARU atteint une exactitude supérieure à 90 pour cent pour les personnes qui ont du mal à s’exprimer clairement. Outre son modèle IA, AIHEARU propose une API ouverte qui s’intègre aux plateformes de communication les plus populaires tel Zoom ou aux services d’assistance parlée comme Siri, Alexa et Okay, Google. Intégrer AIHEARU à ces systèmes de communication avec assistance vocale pourrait élargir le marché de nombreux services auxquels n’ont pour l’instant pas accès ceux qui ont de la difficulté à s’exprimer.

De quelles ressources techniques aviez-vous besoin?

Nous cherchions un fournisseur de services d’infonuagique canadien qui nous offrirait la puissance voulue pour bâtir le modèle IA sans que cela devienne trop onéreux. Le programme Nuage de l’ATIR a fait plus que cela. Disposer d’une unité de traitement graphique (UTG) s’est révélé un véritable atout.

Pourquoi avoir choisi l’ATIR?

J’ai connu l’ATIR dans le cadre d’un projet de coentreprise antérieur baptisé Vayyoo, que j’avais lancé avec d’autres. Quand je me suis mis à chercher un service d’infonuagique situé au Canada, je savais donc que l’ATIR m’aiderait à bâtir mon entreprise. J’ai été agréablement surpris d’apprendre que j’aurais aussi droit à une UCG. Cette puissance supplémentaire a considérablement facilité le développement du modèle IA, que nous avons pu former rapidement.

Qu’a apporté l’ATIR à l’entreprise?

Le nuage de l’ATIR nous a procuré les ressources dont nous avions besoin pour utiliser la plateforme de développement de AIHEARU parallèlement à la plateforme de production requise pour l’essai de la version bêta.

Outre les ressources en infonuagique, l’équipe de l’ATIR nous a dispensé un soutien technique hors pair, auquel se sont ajoutés un canal Slack, des webinaires réguliers et une abondante documentation sur d’anciennes présentations. Tout cela s’est avéré d’une grande utilité.

Qu’en est-il ressorti?

AIHEARU en est maintenant aux essais bêta avec un petit groupe d’utilisateurs dévoués venant de diverses régions du monde. Nous avons entrepris le développement de notre propre assistant vocal appelé « Buddy », ce qui élargira encore plus les possibilités du système. Enfin, nous poursuivons le développement de l’API afin qu’elle fonctionne avec un nombre encore plus grand de services et de plateformes.